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13/12/08

Au Bangladesh du samedi 6 au samedi 13 décembre 2008 (seconde semaine)

Samedi 6 : Vers 3H, le bateau stoppe dans le golfe du Bengale, près de Katka, et déroule ses ancres au milieu d‘une rivière, vacarme abominable, mais je me rendors. Au moins, ici, le muezzin ne me réveillera pas ! A 5H30, réveil général pour partir en barque observer oiseaux et animaux sauvages, mais c’est trop brumeux, nous attendons une bonne heure. Petite balade sympa, mais pas vu grand-chose, en tout cas ni les fameux tigres du Bengale, ni les crocodiles, ni les dauphins d‘eau douce. D’un peu loin : deux marabouts, quelques daims tachetés de blancs et une tribu de singes au cul rouge. Conversation à voix basse : « - Tiens, c’est une femelle ! - Ah bon ? T’es sûr? Moi je le vois mal… ». Bon, il devait aussi y avoir d’autres oiseaux, forcément, puisqu’il y avait de beaux chants. Il a été répertorié plus de 270 espèces d’oiseaux dans la région. Retour sur le bateau, copieux petit-déjeuner.
 
Notre bateau dans les Sundarbans        Friture prometteuse
 
Le groupe repart pour une balade sur la rive, je reste pour travailler (mon portugais). Ils reviennent une heure plus tard, ils n’ont rien vu de plus. J’étudie jusqu’à l’heure du déjeuner, fameux, tandis que notre bateau est reparti vers le nord, par le Betmar Gang, puis la rivière Sela (Sela Gang). Cette dernière est large de 500 m environ, mais se rétrécit quelquefois. Peu de vie : quelques oiseaux, quelques embarcations de pêcheurs, aucun village, pas grand-chose. De la mangrove, de la mangrove…Mais c’est agréable et bien reposant après les journées fatigantes que nous venons de passer en minibus. Dommage que le ciel reste gris (bien que le soleil brille de temps en temps)… J’en profite pour me mettre à jour (classement de mes photos, textes à finir, etc.). Petite promenade à pied dans la mangrove en fin d’après-midi et magnifique coucher de soleil. Retour sur la bateau et dîner grillades. Qu’est-ce que les repas sont bons ! Le bateau continue sa navigation jusqu’à 23H environ puis jette l’ancre pour la nuit. Et voilà, la journée se termine, une excellente journée. Seul problème : je fais visiblement une phlébite à la jambe gauche, enflée à éclater. Certainement due au peu de place pour mettre les jambes dans le minibus (à moins de voyager tout tordu…)
 
Dans les Sundarbans          Bateaux dans les Sundarbans
 
Dimanche 7 : Dès 4H, c’est le branlebas de l’équipage, pas très discret (7 personnes); ils auraient pu faire des efforts. Mes boules-Quies ne suffisent pas, c’est vous dire ! Du coup, je me lève et vais travailler mon portugais dans le petit salon à la lumière d’une lampe électrique. Vers 5H, le muezzin s’en donne à cœur joie, signe que nous avons mouillé pas loin d’un village. A 6H, réveil général, petit-déjeuner rapide et dépose sur la terre ferme, juste en face, où nous visitons durant plus d’une heure un village de pêcheurs, une promenade très sympa. Il fait assez beau (et il fera chaud durant la journée). Ma jambe, surélevée pendant la nuit, a un peu désenflé, mais enfle de nouveau dès que je suis assis ou debout, c’est impressionnant, mais cela ne me fait pas mal. Retour sur le bateau et navigation jusqu’à Mongla où nous attend le minibus réparé. Nous partons jusqu’à Bagerhat, une heure de route, où sont rassemblés dans un petit périmètre de nombreux monuments. Visite de Shait Gumbat (= 60 dômes, mais il y en a en fait 77), la plus grande mosquée traditionnelle du pays, construite en 1459. De l’autre côté, la petite mosquée Singar est jolie extérieurement mais, comme les autres, ne présente aucun intérêt intérieur. Quelques kilomètres plus loin, visite de la mausolée de Khan Jahan Ali (XV S), un lieu de pèlerinage et de vénération aussi bien pour les hindous que pour les musulmans.
 
Dans un village des Sundarbans          Pecheur a l'epervier
 
En face, des escaliers descendent dans le fleuve où de nombreuses personnes font leurs ablutions (eau assez dégueu…); et à une centaine de mètres de là se repose dans le même fleuve le crocodile sacré (lui offre-t-on des enfants de temps en temps, je n’ai pas pu le savoir…). Sur le même chemin, dernière visite : la mosquée des neuf dômes. Puis le minibus nous ramène au quai, nous embarquons, il est 15H et nous déjeunons (bien). Puis je m’allonge le reste de l’après-midi, la jambe en l’air. Le fleuve s’est rétréci, les paysages sont plus chouettes et plus vivants : petits villages, pêcheurs, lavandières… Lecture et travail, mais allongé, les jambes surélevées, ce qui m’occasionne un fort mal de dos. La nuit tombe vers 17H, le bateau a déjà jeté l’ancre; dîner (moyen) à 19H30, puis vidéo sympa sur les tigres des Sundarbans. Je ne me couche pas trop tard, assez fatigué, même si je ne le laisse pas trop paraître.
 
Maman et bebe          Coucher de soleil sous les cocotiers
 
Lundi 8 : Réveillé trop tôt, satanées mosquées. Ma jambe n’a pas désenflé et me fait un peu mal. A 7H nous appelons en France, Frédéric et moi, la compagnie d’assistance (TMS contact Assistance) qu’Adeo nous a obligé à prendre (alors que j’ai celle de Visa Premier, très efficace). Notre interlocuteur ne trouve pas le numéro de dossier et nous dit qu’il nous rappellera après 9H heure française, quand les bureaux seront ouverts, soit dans 7 heures au minimum, ce qu’il ne fera pas. Quelle efficacité ! Heureusement que je ne suis à priori pas mourant ! A 8H, nous quittons notre bateau pour nous installer, pour 24H, dans un vieux bateau à aube, construit en 1939. Cabines en première classe (locale), vieillottes mais plus grandes et plus confortables que les précédentes : lavabo, clim, ventilateurs… Pas mal de monde dans ce bateau, des familles entières, la plupart installées par terre sur des nattes. Le bateau part un peu avant 10H et fait plusieurs arrêts dans la journée. Notre guide Amid a commandé un déjeuner pour le groupe, sauf pour moi qui ai décidé de déjeuner tout seul un peu plus tard. Je paye mon repas, le même que celui des autres, pratiquement moitié-prix ! Frédéric demande à notre guide une explication : c’est parce que je suis tout seul et que pour un groupe c’est plus cher (logique, n’est-ce pas ?). Du coup, nous sommes persuadés que notre guide met un fort pourcentage dans sa poche… Les aléas du voyage…
 
Le Lepcha, notre bateau           Barque au fil du fleuve
 
A 15H, comme l’assistance ne nous a pas rappelés, Frédéric les recontacte : bon, le dossier est ouvert, mais ils n’ont pas de correspondant sur place et il faut nous débrouiller pour trouver un médecin, un hôpital, avancer l’argent, que sais-je encore? Drôle d’assistance ! Frédéric, le pauvre, est très remué et fort inquiet pour moi. Coup de fil à l’ambassade de France, qui nous indique un bon docteur. Qui n’est pas là demain, car c’est l’aïd et tout sera fermé, sauf peut-être les urgences d’un hôpital où nous nous rendrons dès que nous débarquerons à Dacca le matin. Je reste allongé la plupart du temps mais, pour éviter un trop fort mal de dos, vais faire un tour de temps en temps sur les ponts qui grouille. J’aime cette ambiance (mais heureusement que j’ai une cabine et ne dois pas m’installer par terre comme les autochtones…). La journée passe ainsi, et j’ai largement le temps de réviser mon portugais et de lire.
 
Cachee           A bord du Lepcha
 
Mardi 9 : Long arrêt vers 2H du matin et pas mal de monde débarque, ce qui me réveille quelques instants. Autrement la nuit a été plus bonne que prévue. Nous accostons à Dacca un peu après 7H et débarquons. Le minibus nous attend et nous conduit à l’hôtel. Peu de circulation, c’est génial. Beaucoup de vaches sont attachées devant presque chaque maison, certaines sont déjà égorgées à même la rue. Ici, pour l’Aïd (appelé Eïd-ul-Azha), on ne sacrifie pas ou peu de moutons (peu nombreux dans le pays), mais des vaches, normalement une par famille élargie. Combien seront égorgées dans le pays aujourd’hui : deux, trois, quatre millions ? Plus ? Petite parenthèse : comme vous l’avez remarqué, les femmes sont plus ou moins voilées ici, musulmanes ou hindoues, mais rares sont celles qui refusent de se laisser prendre en photo, et quelquefois avec allégresse, ce qui n’est pas le cas dans de très nombreux pays.
Une heure plus tard, je repars avec Frédéric et Amid jusqu’à l’hôpital Apollo (groupe indien) où je suis de suite accueilli aux urgences. J’étais certain qu’il y aurait peu de malades et cela se vérifie : les jours de fêtes, partout dans le monde, le nombre de malades baisse de 90%, pour différentes raisons, je l’ai vérifié plusieurs fois. Tant mieux ! Cet hôpital a trois ans et demi et semble neuf, bien équipé, nickel, ne pue pas, le personnel est sympa, je suis très agréablement surpris car je m’attendais au pire. Frédéric me laisse en de bonnes mains: prises de sang, résultats deux heures après, pas bons, puis une échographie montre que j’ai bien des veines partiellement bouchées et confirme la phlébite due aux longues heures en minibus. Quatre médecins sont venus me voir, plus les infirmiers, infirmières, aides, etc…
 
Debarquement a Dacca           Adieux black and white
 
Résultat : je dois être hospitalisé trois jours. M… ! En plus, je dois payer une partie d’avance, ma carte Visa ne passe pas (ils n’ont pas la bonne machine), mes chèques de voyage sont refusés, bref, je galère. Comme je n’ai pas été satisfait de la compagnie d’assistance contactée hier, j’appelle Visa premier (Europ Assistance) qui ouvre un dossier et passe beaucoup de temps à rassembler documents. Je suis installé dans une chambre single au sixième étage, c’est bien : propre, télé, salle d’eau. Une personne est mise à ma disposition pour trouver une photocopieuse en ville, car tout est fermé, même le bureau de l’hôpital où se trouve la photocopieuse; il revient au bout d’une heure avec les photocopies. Il faut maintenant trouver un fax : impossible. Je vous passe les détails. Fatigue. Frédéric revient le soir avec Pierre et Amid, qui a fait venir le comptable de l’agence de voyage qui essayent tout deux de m’escroquer à trois reprises: d’abord Amid, en rajoutant 100 US$ sur la somme convenue (le comptable m‘a donné raison), puis toujours Amid, en voulant me faire payer les chambres single jusqu’à la fin du voyage (alors qu’il peut très bien les annuler, ce qu‘il a fini par consentir) et enfin le comptable en me facturant 40 % de frais de carte bleue au lieu de 4% ! (simple erreur de calcul?). Mais j’ai quand même payé en supplément single plus du double de ce que coûtaient au total les chambres individuelles dans les hôtels fréquentés. Bref… Et pas une mot de gentillesse… Du coup je n’ai presque pas pu discuter avec Frédéric et Pierre, car Amid leur a dit qu’il devait partir et que s’ils ne venaient pas de suite ils devraient rentrer à l’hôtel par leurs propres moyens. On est tous restés abasourdis ! Juste le temps de décider qu’il valait mieux pour moi que je me fasse rapatrier, car ma jambe ne supporterait pas les longues heures de route de voyage en minibus qu’il reste. Je suis bien triste, car ce voyage me plaisait bien. Et voilà, ils s’en vont. Ils m’ont heureusement laissé de la lecture, car ça va me paraître long ici…
A part ça, le moral est presque bon, je commence à avoir une forte habitude des déboires depuis quelques temps. Rien que cette année : prostatite, épaule cassée, deux crises de goutte et, maintenant, phlébite…On vieillit, on vieillit…
 
Musulmans, fete de l'Aid Boucharak, Dacca           Femme
 
Mercredi 10 : La nuit s’est bien passée, malgré deux réveils pour les soins. Les repas sont très biens : entre menus internationaux et menus locaux, j’ai choisi les seconds, délicieux. Tenez-vous bien, neuf services par jour : thé (6H30), petit-déjeuner (8H), thé (10H), soupe (12H), déjeuner (13H), thé et biscuits (16H), soupe (19H), dîner (20H) et verre de lait (21H). Et tout le reste semble à l’avenant. Franchement, le personnel des hôpitaux et cliniques français devraient venir faire un stage ici. Je n’en reviens pas ! Deux heures de portugais, lecture, visite du correspondant local d’Europ Assistance, envoi des fax, enfin appel d’Europ Assistance qui me dit qu’il transmet le dossier à TMS car je les avais contacté en premier. Que tout est difficile ! TMS me rappelle à son tour et me demande des papiers, je leur dis qu’Europ Assistance leur enverra car il est très dur d’envoyer des fax d’ici. Ils cherchent un correspondant qui me contactera pour payer mes soins et organiser mon rapatriement, peut-être samedi, puisque je dois normalement sortir de l’hôpital vendredi matin. Je verrai bien…
 
L'anneau               Mon nouvel uniforme, hopital de Dacca
 
En tout cas, le groupe est parti ce matin, à 8H30 je crois, pour poursuivre son voyage. Sans moi. Ca leur fera des vacances…
En fin d’après-midi, petit appel de Frédéric pour prendre de mes nouvelles, c’est sympa. Et j’ai le bonjour de tous. Puis je peux utiliser l’ordinateur du docteur pour faire mes courriers urgents (assurance) et mettre mon site à jour avec ce que j’avais préparé sur mon mini-ordinateur. Le repas du soir est excellent et copieux (ah, si l’on pouvait manger comme cela dans les hôpitaux français !). Je termine la lecture de « Race et histoire », un essai intéressant de Claude Lévi-Strauss (non, pas le compositeur…), que Jean-Pierre, compagnon de voyage, m’a gentiment fait apporter. La journée est vite passée, finalement, mais tous les problèmes ne sont pas encore résolus.
 
Ma chambre d'hopital           ... mais, croyez-moi, je prefererais etre dehors...
 
Jeudi 11 :  Nuit plutôt bonne et, de plus, les mosquées semblent assez loin. Ou alors les muezzins n‘ont plus de voix ! Soins, prise de sang : il n’est toujours pas fluide, le docteur est surpris (se fait-il du mauvais sang lui aussi ?) et va doubler la dose de médicaments. Il me dit aussi que je devrai rester à l’hôpital jusqu’à mon rapatriement (moi qui espérais faire un tout petit tour en ville et quelques achats…). Plus tard, un responsable de TMS m’appelle et me dit qu’il essaye d’organiser mon retour pour samedi, peut-être, par Londres, puis Amsterdam et Marseille (je serais bien allé faire un petit tour à Vienne et à Oslo aussi). Mais rien de sûr, il me tiendra au courant. Si j’ai bien compris, son correspondant est en Inde, à Calcutta, pas très pratique. Un peu avant midi, j’ai droit, à ma demande et gratuitement (je crois), à une coupe de cheveux. Le jeune coiffeur vient me chercher et me transporte en fauteuil roulant jusqu’à son petit local, au même étage. Il ouvre une caisse à outils, genre Facom (un burin et un marteau pour la raie, un cutter pour la nuque, une scie pour les oreilles, une brosse pour le nez; et les clés à pipe, c’est pourquoi?). Je plaisante. De sa caisse à outil (ça c’est vrai) il sort ciseaux, peigne et autres accessoires et commence le travail. Attention aux pattes, j’ai une phlébite ! En vingt minutes, c’est fait, mais pas de miroir pour me contempler. Retour à ma chambre. Salle de bain : le résultat me semble pas mal du tout. Le repas arrive : riz, bien sûr, crudités, poisson, sauce aux légumes, fromage blanc, orange… Tiens, aujourd’hui, il manque le foie gras et le Sauternes ! C’est bien bon quand même… Bien mieux et sans comparaison possible avec les repas pris en commun depuis le début du voyage, à part deux ou trois exceptions (sur le premier bateau). Toutefois, ça c’est sûr, j’aurais préféré des repas moins bons et être toujours en circuit avec le groupe…
 
Les coiffeurs m'ont sacrement rajeuni !          De ma chambre d'hopital, je songe aux somptueux paysages...
 
A 16H, j’ai loué un ordinateur avec carte Wi Fi pour 24H, mais qui marche assez mal (je n‘arrive plus à connecter le mien). Ainsi je peux accéder à mon site, lire mes courriers et sans doute y répondre si je ne fatigue pas trop. Car j’ai déjà reçu de nombreux messages de rétablissement de la part d’amis (et aussi de ma sœur Isabelle), ça fait plaisir et prouve que mes nouvelles de voyage sont lues, quand même. Donc un grand merci à tous.
J’ai aussi un message de TMS pour mon rapatriement, ils ont été rapide finalement depuis hier. Je vais rester une (courte) nuit de plus à l’hôpital, un taxi viendra me chercher samedi 13 vers 3H30 sans doute, vol en classe affaire à 5H25 pour Londres, atterrissage à 10H35 (11H10 de vol), redécollage à 12H50 pour Amsterdam en classe économique, atterrissage à 15H05 (1H15 de vol), presque le temps d’aller faire les vitrines là où se trouvent les lumières rouges car redécollage à 20H30 en classe affaire pour Marseille, atterrissage à 22H25 (1H55 de vol), taxi réservé de l’aéroport à chez moi et fauteuil roulant prévu dans tous les aéroports. Ca fait pas mal de vol, 14H20, réparties dans un espace de 22 heures, mais seulement une heure de vol de plus que prévu dans le retour avec le groupe. C’est tout à fait correct, mais sera bien fatigant tout de même.
Frédéric m’appelle dans la soirée pour prendre de mes nouvelles, c‘est sympa. Tout se passe bien pour le groupe, tant mieux.
 
... aux sympathiques marches locaux...          ... et aux etranges animaux du Bangladesh
 
Vendredi 12 : Nuit assez correcte (pour une nuit à l’hôpital, s’entend). J’ai droit au journal ce matin, édition en anglais. Pourtant c’est vendredi, jour de repos. J’avais déjà quelques nouvelles à la télé par la BBC, la seule chaîne que je regarde deux fois par jour ici. Bon, alors, les nouvelles locales ? A Dacca même, durant l’Aïd, il y a eu 11 meurtres et 41 morts d’accidents de circulation (routière, pas sanguine). Ca me semble beaucoup. L’état d’urgence, instauré depuis novembre 2007, sera arrêté le 17 décembre, 12 jours avant les élections législatives. Ca, s’est plutôt bien. A part ça, nouvelle prise de sang ce matin, je vais finir par ressembler à une passoire, les bras et surtout le ventre, bleui, où j’ai droit à quatre injections par jour.
Tenez ,aujourd'hui, vous aurez droit, en photos, à quatre petits conseils de santé pour les voyageurs :
 
Regle 1 : Ne pas ch... n'importe ou          Regle 2 : Bien tout nettoyer et ne rien laisser au hasard
 
TMS me rappelle, pour me dire qu’un taxi me prendra à 2H30 cette nuit. Déjà que ça n’allait pas fort, ça m’achève. L’aéroport est à 10 minutes, le vol est à 5H25, j’aurai donc près de trois heures à patienter dans mon fauteuil roulant. Avec les seize heures de voyage ensuite jusqu’à mon domicile, j’arriverai dans un drôle d’état (si j’arrive). Je n’ai jamais compris pourquoi on nous demande toujours de nous présenter aussi tôt aux comptoirs, qui sont rarement ouverts à ce moment-là. Ah ! Si j’avais pu continuer ce voyage !
A 16H, le docteur vient me voir pour ma médication de voyage et m'annonce que mes résultats sanguins sont bons maintenant. Ouf !
Puis arrive (enfin !) le représentant local de TMS Assistance, qui paiera le solde de la facture d'hôpital et m'enverra un taxi demain matin à 3H15 finalement. Je ne me couche pas trop tard, mais suis réveillé à deux reprises pour les soins.
 
Regle 3 : Faire de la gymnastique autant que possible          Regle 4 : Ne pas se coucher trop tard
 
Samedi 13 : Réveillé à 2H40, car le taxi est déjà là. Je prends mon temps, et nous sommes à l'aéroport à 3H20. Je vais enregistrer et gros problème : mes vols sont réservés mais pas payés jusqu'à Amsterdam ! Après de multiples démarches, et beaucoup de fatigue, je dois payer moi-même, alors que TMS aurait dû le faire. Je suis assez furax. De plus, je serai obligé de récupérer mon bagage à Amsterdam et de le réenregistrer. Avec toutes ces tracasseries, j'embarque au dernier moment et j'ai bien eu peur de rater l'avion. Avion qui ne peut pas décoller à cause du brouillard et qui s'envole finalement à 9H40, avec plus de quatre heures de retard. Heureusement que je suis en business class, bien installé, et que je peux dormir assez longtemps. Ce vol se passe bien, bon repas, vidéo et musique moyennes, mais je peux surtout allonger ma jambe confortablement. Vers 13H, survol d'Amsterdam et arrivée à Londres une heure plus tard. Pas de chaise roulante (comme promis)  à l'arrivée (ni partout, d'ailleurs). J'ai évidemment raté mon vol pour Amsterdam mais ai la chance d'obtenir une place sur le vol suivant, à 16H. Vol de moins d'une heure, je récupère mon sac, trempé, et, là, bonne nouvelle : mon billet Amsterdam-Marseille est bien payé (il faut dire que j'avais appelé TMS de Londres pour leur faire part de mon mécontentement). Je passe une demi-heure sur Internet au lounge KLM business class sur Internet avant de réembarquer à 20H30 pour Marseille. Là , les sièges de la business class sont les mêmes que les autres, il n'y a ni musique, ni vidéo. Seule différence : un petit casse-croute et le journal Le Monde (non, ils n'ont pas Lui). Arrivée à Marseille à l'heure, 22H30, où un taxi m'attend et me ramène à la maison. Le voyage est bien fini. Ou mal fini, comme on veut...
 
Et tourne, tourne le manège...          Il faut toujours voir les belles choses de la vie...
 

 

 
05/12/08

Au Bangladesh du samedi 29 novembre au vendredi 5 décembre 2008 (première semaine)

Vendredi 28 : Mon TGV quitte Marseille à 17H09. J’arrive à Roissy à 21H03; les kiosques à sandwichs sont déjà fermés! Je rejoins l’hôtel Ibis où j’ai réservé une chambre, pas bien grande mais propre et fonctionnelle. Son restaurant est lui-aussi fermé, mais le bar propose quelques plats et des distributeurs d’en-cas.
 
Samedi 29 : Le petit-déjeuner-buffet n’est pas génial pour son prix (9 €), il n’offre notamment aucun plat chaud. Je rejoins mon groupe à 9H15, un peu en retard. Frédéric, notre accompagnateur, est là, ainsi que les autres participants : deux couples, une femme seule et deux hommes, dont un voyage avec juste tout petit sac (on dirait un SDF, je vous passe les détails). La queue au contrôle des passeports est époustouflante: un seul contrôleur pour plusieurs centaines de voyageurs. Est-ce bien normal? Du coup, tous les vols sont retardés. Notre avion décolle vers 11H20, mais rattrape son retard et atterrit à l’heure (20H40, après 6H20 de vol), à Abu Dhabi, aux Emirats Arabes, où la compagnie, Etihad Airways, est basée. Mis à part les places un peu étroites, c’est une bonne compagnie : excellent service fait par un personnel cosmopolite sympathique, Airbus équipé d’écrans individuels proposant de très nombreux films et programmes de musique. Et un programme permet même de savoir exactement quel endroit l’on survole : Suisse et Allemagnes enneigés, Tchéquie, Grèce, Turquie (avec quelques sommets enneigés vers Adama, sur la côte méditerranéenne), Syrie et Arabie saoudite. A 23H50, nous nous envolons pour Dacca. Je me retrouve malgré moi à côté de Jean, le SDF obèse qui m’écrase quelque peu. Vol très pénible de 4H30 et atterrissage à 6H20 heure locale. Il est 1H20 en France (5 heures de décalage horaire).    
 
Survol de la Turquie vers Adana          Embouteillage de rickshaws a Dacca
 
Dimanche 30 : Me voici donc au Bangladesh. C’est le 170 iéme pays que je vais visiter. Récupération rapide des bagages, transfert à l’hôtel et, là , je refuse de partager ma chambre avec Jean et m’en paye une dans un hôtel tout proche. Surprise : un homme et une femme, voyageant individuellement, doivent partager la même chambre, c’est la première fois que je vois ça. Ils acceptent, mais je suis quelque peu surpris, d’autant plus que ce que ce n’est pas ce que m’avait dit le directeur d‘Adéo, qui m’avait affirmé que les quatre hommes, dont l’accompagnateur, devaient partager deux chambres; or, Frédéric a une chambre individuelle. Je fais une demande pour bénéficier d’une chambre individuelle moi aussi pour tout le voyage, quitte bien sûr à payer un supplément. Si cela n’est pas accepté, je me verrai sans doute contraint de quitter le groupe, perdant ce que j’ai payé et galérant. Mais je ne peux tout de même pas voir mon voyage gâché par une proximité fâcheuse !  
 
Au port, sur la Buriganga, Dacca          Au loin, un musee, Dacca
 
Une matinée de repos était prévu, mais le programme est modifié et nous partons à 10 heures visiter la capitale Dacca, où les embouteillages sont délirants. Forcément, plus de 7 millions d’habitants, ce n’est pas rien. Il faut rappeler que plus de 150 millions de personnes vivent au Bangladesh, pays d’une superficie égale au quart de la France ! Alors, bien sûr, ça grouille de partout ! Pour être vivant, c’est vivant ! Et pas déplaisant non plus ! Des milliers de rickshaws, ces boîtes à roulettes tirées par des cyclistes, envahissent les rues, en plus des bus fous et des voitures. Il fait beau, la ville est quelque peu polluée, mais la température est agréable. Nous nous rendons au port sur la rivière Buriganga, où le trafic de petites barques est impressionnant. On se croirait à Venise ! Sympathique petit tour en barque. Nous sommes, pour les locaux, l’évènement du jour : ils n’ont pas souvent l’occasion de voir des touristes. En tout cas, les gens sont souriants, paraissent heureux, ce qui n’est sans doute pas le cas. Poursuite de notre visite dans un quartier commerçant bien embouteillé par les rickshaws. Ici, comme dans beaucoup de pays musulmans, le jour de repos est le vendredi; le dimanche est donc un jour de travail. Nous terminons nos visites par le musée national, assez intéressant, et déjeunons (à 17H !) dans un fastfood d’une superbe galerie commerçante. Retour à l’hôtel vers 18H, crevé. A 20H30, je dors déjà…
 
Un Bangladeshi, port de Dacca          Femme hindoue
 
Lundi 1 décembre : Sur pied à 5H30, après une bonne nuit de sommeil. J’en profite pour me mettre un peu à jour mais, plus tard, je n’arrive pas à me connecter sur Internet. Départ à 9H pour la gare, où nous devons prendre un train pour le nord-ouest une demi-heure plus tard. Les Bangladeshis sur le quai sont sympas et surtout curieux, nous posant des tas de questions.
J’ai pu discuter par l’intermédiaire de mon guide local (nous en avons deux, très bien d’ailleurs) avec un gamin qui fait le porteur sur le quai; histoire difficile et pourtant commune ici : Tarek a 10 ans et allait à l’école, mais il a perdu son père il y a quelques mois. Du coup sa mère l’a envoyé de son village de la région de Chandpur à la capitale pour gagner sa croute (= survivre). Il habite dans une pièce près de la gare avec d’autres enfants et travaille toute la journée pour gagner moins d’un euro par jour. Il mange quand il a gagné quelque argent. Sinon il ne mange pas. Il va pieds nus, mais est proprement habillé et coiffé, et paraît plutôt en bonne santé, mais cela ne fait qu‘un mois qu‘il vit ainsi. Et il y en a des milliers comme cela dans le pays. C’est triste, mais difficilement évitable dans le contexte actuel.
 
A la gare, Dacca          Rizieres vues du train
 
Au bout d’un moment nous apprenons que notre train est annulé (ben oui, cela n’existe pas qu’en France…) et nous devons en attendre un autre qui partira finalement à 10H45. Du coup, il n’est pas direct et nous changeons au bout d’une heure et demie. Dans le premier, nous étions au contact de la population; dans le second , deux compartiments nous sont réservés et ce n’est pas mal non plus. Beaucoup de petits arrêts dans les gares, nombreux vendeurs sur les quais et dans le train, toujours souriants, sans aucune agressivité. Beaux paysages de champs et de rizières, énormément d’eau partout, et du soleil. Pique-nique en cours de route, discussions et lecture. Nous débarquons à Dinajpur un peu après 20H, après avoir parcouru près de 400 km, mais cela ne m’a pas paru long. Bien agréable en tout cas. Le minibus, qui a fait le trajet par la route (c‘est plus court), nous attend depuis un long moment déjà et nous conduit à l’hôtel où j’ai une bonne chambre. Repas tardif et léger. Bonne nouvelle: j’ai la réponse d’Adéo et j’aurai donc une chambre single pour tout le voyage, y compris sur le bateau, pour un supplément qui me paraît raisonnable. Ouf !
 
Jeune porteur          Attroupement autour de notre fenetre de train
 
Mardi 2 : Nuit trop courte, couché trop tard, levé trop tôt (petit-déj prévu à 7H) et, entre-temps, appel dissonant du muezzin à 5H13. Il fait beau, un peu brumeux. Départ à 7H30 pour Kantanagar, à 26 km, par de petites routes. Tiens, un éléphant sur la route, monté par son cornac. La trompe par la fenêtre du chauffeur; il réclame juste un billet (sinon il écrase le minibus ?). J’adore ! Arrêt dans un village où les paysans sont en train de battre les gerbes de riz. Comme je l’ai déjà dit, la grosse majorité de la population est composée d’agriculteurs, mais ils travaillent le plus souvent à l’ancienne (la France d’il y a 200 ans…).. Les enfants aident, bien sûr, d’autant plus que ceux qui sont scolarisés sont en période de grandes vacances. Les femmes sont belles, avec leur sari de couleurs souvent vives, leur nez portant bijou, leur tête couverte et leurs yeux pétillants. Les jeunes nous démontrent (à chaque arrêt) qu’ils connaissent un peu l’anglais. A chaque fois les mêmes questions reviennent : « Where are you from ? », « Which country ? », « Your name ? » Certains peuvent pousser la conversation plus loin, toutefois. Et un attroupement amical se fait, la curiosité, c’est nous… Nous sommes sans doute les premiers touristes que certains rencontrent, il n’y aurait que 1000 à 1500 visiteurs par an, c’est très peu (Japonais, Américains, Anglais…). Plus tard, nous voici au temple hindou de Kantanagar, construit en 1752. Sobre et beau, mais on ne peut y rentrer. Des frises courent tout autour. A l’extérieur s’étend un marché local et une mini-fête foraine, 2 ou 3 attractions rudimentaire, telle la grand’ roue d’une hauteur de… 5 mètres, et actionnée à la main ! Une moto et une voiture tournent presque à la verticale dans un espèce d’entonnoir construit en terre, saisissant ! Avec une ambiance vraiment sympa.
 
Elephant coquin          Faut bien s'brosser les dents !
 
J’aime ce pays ! Maintenant que mon problème de chambre est réglé, je sens que je vais me régaler. Il y a quelques années, je disais que les gens le plus souriants que je connaissais étaient les Malgaches (mais cela s’était dégradé récemment). Eh bien je peux dire aujourd’hui, sans hésitation aucune, que les Bangladeshis les battent à plate couture. C’est inimaginable, cette gentillesse, ces regards, ces sourires… Nous repartons vers le sud. Arrêt dans un petit marché, puis dans une briquèterie. Quels travailleurs ! Si un Français faisait 10% de leur travail, il ne tiendrait pas le coup, surtout pour gagner deux euros par jour. Nous arrivons à Bogra à 15H et déjeunons très rapidement à notre nouvel hôtel pour repartir aussitôt visiter le site et le musée de Mahasthangarh, la plus ancienne cité du pays (III S av JC). Bof ! Musée mal éclairé et sans mise en valeur, et quelques ruines de remparts. Nous revenons à la nuit (17H). Notre chauffeur est très bon, il évite pour le moment tous les camions et véhicules de toutes sortes arrivant sur notre trajectoire. Les routes sont dangereuses, car il y a a beaucoup de trafic dans tous les sens et un peu n‘importe comment. Dès que les chauffeurs ont 50 m de lire devant eux, ils doublent. Qu‘importe pour celui qui arrivera en face !
 
Couturier           Barbu a Kantanagar
 
En début de soirée, nous fêtons l’anniversaire de Pierre, un membre du groupe, photographe-aventurier, 63 ans. Puis nous dînons rapidement à l’hôtel, avant de remonter dans nos chambres. La nourriture du pays est assez épicée (ce que j’aime) et goûteuse, à base de riz blanc dans lequel sont rajoutés légumes ou/et viande. Les morceaux de bœuf sont bons, mais le poulet local est vraiment maigrichon.
Puisque j’ai parlé d’anniversaire, il serait temps que je vous présente le groupe : Frédéric, notre accompagnateur, 37 ans, est photographe professionnel et a publié plusieurs livres de photos sur différents pays. Jean, dans les 65 ans, je vous en ai déjà parlé (il est assez bizarre…). Pierre et Janine ont aussi la soixantaine. Daniel et Michelle de même, et habitent la Sarthe. Jeanne est une célibataire endurcie et sympathique, pas loin de la soixantaine. Et enfin Jean-Pierre est le plus jeune, 42 ans. C’est lui qui partage désormais sa chambre avec Jean, tandis que Jeanne a enfin une chambre pour elle toute seule comme il convient. Tous, sauf les deux Sarthois, habitent dans la région parisienne et cela forme un groupe plutôt sympa.
 
Battage du riz          Temple hindou de Kantanagar, 1752
 
Mercredi 3 : Départ à 7H pour le monastère bouddhiste de Paharpur, à une cinquantaine de km, où nous arrivons vers 9H, après un petit stop dans un marché villageois. Il fait beau. Ce monastère du VIII S est considéré comme le plus beau monument du Bangladesh (à priori pauvre en architecture). C’est vrai qu’il est situé sur un beau site et qu’il présente de belles frises relativement bien conservée. Nous restons bloqués quelques temps sur place car notre minibus a un petit problème technique (un pneu crevé). Retour sur Bogra, que nous traversons, petit arrêt pique-nique un peu plus loin, et continuation plein sud.
 
Monastere bouddhiste de Paharpur          Bas-reliefs, monastere de Paharpur
 
A Natore, où nous devons contempler le palais qui sert de résidence présidentielle, surprise : celui-ci est entouré de hauts murs et il n’y a rien à voir ! Un peu plus loin, un Rajbari (= maison du Rajah), à côté d’un minuscule temple hindou, présente quelques vieux bâtiments sans grand intérêt. Mais, partout, il reste heureusement la population, toujours accueillante, à tel point que la police a déjà dû intervenir de nombreuses fois pour éparpiller la foule qui se masse amicalement autour de nous. La nuit tombée, nous arrivons à Rajshahi, ville construite au bord de la Padma, fleuve appelé Gange en Inde. D’ailleurs, sur l’autre rive, c’est l’Inde. L’hôtel est malheureusement à 4 km du centre. Je m’installe dans ma chambre, un peu vieillotte, pour deux nuits. Mais, pour le moment, je n’ai pas à me plaindre des chambres (il faut dire qu’il y a 15 jours, au Bhoutan, c’était tellement bas de gamme !)
 
Marche hebdomadaire, sur la route           Qui veut mes beaux choux-fleurs ?
 

Jeudi 4 : Départ à 7H30, deux heures de route pour Gaud, un site historique à la frontière indienne. Plusieurs arrêts photo en route; il faut dire que tout est folklo ici ! A Gaud, visite de trois mosquées du XV S, d’influence moghole, plus ou moins en ruine. Les sites, au milieu des champs et des bassins, sont magnifiques. Déjeuner correct dans un petit resto à Nawabganj, retour à Rajshahi (musée fermé) et continuation jusqu’à Puthia, 23 km à l‘est.

Les tomates du cru           Lavandieres

Nous y sommes à 15H20 et y restons plus d’une heure. Site magnifique, de loin le plus beau que nous ayons vu au Bangladesh : un grand bassin central et, autour, plusieurs monuments d’architectures diverses, pas en excellent état certes, mais d’un cachet surprenant, de couleur ocre. Le temple hindou de Govinda a été construit entre 1823 et 1895 et présente des restes de belles frises. A côté, une medersa où sont en train d’étudier des enfants musulmans (plutôt marmonner qu’étudier, semble-t-il…) Un peu plus loin, le palais du rajah, en assez piteux état, construit en 1895 et transformé depuis en collège. Après la traversée de la rue principale de ce village typique, voici le petit temple hindou de Jagannath et, à quelques mètres, le temple dédié à Shiva, assez bien conservé malgré l’humidité ambiante. Et une atmosphère très agréable se dégage de tout cela, en plus de l’amabilité des gens. Je quitte ce lieu à regret, mais il faut bien rentrer ! De retour à Rajshahi à la tombée de la nuit, arrêt au bazar et beaucoup de mal pour trouver un Internet Café. Je passe finalement un peu plus d’une heure à travailler et rentre à l’hôtel en rickshaw vers 20 H. Ma chambre n’a pas été faite…

Mosquee Darasbari, 1493, Gaud           Temple hindou de Dol
 
Vendredi 5 : Départ à 7H15. Pas mal de petits moustiques ce matin et, comme hier, le temps est brumeux. Nous allons tout d’abord à Kushtia, à deux heures de route, visiter la maison où a vécu durant plus de dix ans le poète Rabindranath Tagore (1861-1941), prix Nobel de littérature en 1913. Bof ! A quelques kilomètres, arrêt au mausolée de Lalon Shah, aucun intérêt. Mais nous avons heureusement la chance de tomber sur une troupe de musiciens hindous qui nous ont interprété quelques chansons locales, c’était bien.
 
Sur la route...          Musiciens hindous, Kushtia
 
L’après-midi, que de la route. Vers Khulna, notre minibus tombe en panne et Amit, le guide principal, est efficace : comme c’est vendredi et que les garagistes sont fermés, en une vingtaine de minutes, il affrète deux véhicules pour nous conduire à destination. Mais la nuit tombe et nous devons rouler moins vite. La route est un peu meilleure, il y a même une petite partie d’autoroute (le premier que nous voyons ici), mais les chauffeurs doivent rester très vigilants, des cyclistes et charrettes roulant sans éclairage tout le long. A un moment, j’ai cru ma fin venir : assis à côté du chauffeur, je le vois qui déboite en face d’un camion. Le freinage des deux côtés a été brutal et le pire a été évité ! Nous arrivons enfin à Mongla, une ville construite sur une des rives de la rivière éponyme, et embarquons. C’est 19H et nous voilà sur un bateau qui nous est réservé, prévu pour 26 passagers, et nous sommes 10 avec les guides. Ma cabine est très étroite, ainsi que ma couchette, mais c’est bien quand même. Toilettes et douches sont à l’extérieur. Nous dormirons ici trois nuits. Départ pour visiter les Sundarbans, un immense parc national qui comprend une bonne moitié de la plus grande étendue de mangroves marines du monde (le reste est en Inde). Ces mangroves, dans le golfe du Bengale, remontent jusqu’à 80 km au nord. Navigation une bonne partie de la nuit dans deux des multiples canaux naturels de la région, le Sela Gang puis le Betmar Gang.
 
Fillette               Femme
 

 

 
27/11/08

Voyage au Bangladesh du samedi 29 novembre au dimanche 21 décembre 2008

 


Petite présentation sur le Bangladesh (sources diverses) :

(Toutes les photos de ce paragraphe proviennent du site http://fr.trekearth.com/gallery/Asia/Bangladesh/ où se trouvent des milliers de superbes photos)

          

Destination méconnue, ce petit pays d’Asie est enclavé entre l’immense Inde et la secrète Birmanie. Il offre une très grande diversité de paysages, de populations et de faune : temples sacrés autour de Rajshahi, forêt de mangroves et mystérieux tigres du Bengale dans les Sundarbans, plantations de thé autour de Srimangal, tribus dans la région de Rangamati et Bandarban, pêcheurs de l’île Saint Martin. Populations musulmanes, hindouistes et bouddhistes vivent en harmonie sur ce territoire d’eau, où les fleuves Jamuna (Brahmapoutre), Padma (Gange) et Meghna se jettent dans le golfe de Bengale, le plus grand du monde.
Le Bangladesh, signifiant littéralement « le pays du Bengale », est un pays du sous-continent indien. Situé au nord du golfe du Bengale, quasiment enclavé dans l'Inde, il a une petite frontière commune avec la Birmanie.
Les frontières de la région qui constitue aujourd'hui le Bangladesh furent établies en 1947 pendant la Partition des Indes, quand le pays devint la partie orientale du Pakistan. Le lien entre les deux parties du Pakistan, basé sur leur religion commune, l'Islam, s'est révélé fragile puisqu'une énorme étendue de territoire indien mesurant 1 600 km de long les séparait. Soumis à une discrimination politique et linguistique ainsi qu'à une négligence économique de la part du pouvoir aux mains du Pakistan occidental, les Bengalîs du Pakistan oriental déclarent l'indépendance en 1971. Le Bangladesh voit le jour après une guerre d'indépendance avec l'appui de l'Inde et l'URSS. Malgré sa libération, le Bangladesh voit son développement marqué par des troubles politiques, avec quatorze chefs de gouvernement et au moins quatre coups d'État.

                    

* Géographie et climat : Le Bangladesh est occupé par le delta du Gange et du Brahmapoutre. C'est une plaine fertile mais sujette aux cyclones et inondations des moussons. La plus grande partie du Bangladesh est à moins de 12 mètres au-dessus du niveau de la mer et environ 10% du territoire est situé en-dessous du niveau de la mer. Seulement quatre étendues sont situées en-dehors du delta : les collines de Sylhet, la région montagneuse de Madhupur, la région vallonnée des Chittagong Hill Tracts et la zone de Barind.
Il est estimé qu'environ 50 % de la superficie du pays serait inondée si le niveau de la mer augmentait d'un mètre. L'endroit le plus élevé du pays - 1 052 mètres - est dans la chaîne des monts Mowdok, dans les Chittagong Hill Tracts du sud-est du pays. La plupart de la côte maritime est constituée de jungle marécageuse, les Sundarbans, la plus grande forêt de mangrove du monde, abritant de nombreuses et diverses espèces de faune et flore, y inclus le tigre du Bengale. En 1997 cette région est déclarée en danger. Cox's Bazar, au sud de la ville de Chittagong dans l'extrême sud-est du pays, possède une plage ininterrompue de 120 km de long, la plus longue du monde.
À cheval sur le tropique du Cancer, le Bangladesh a un climat de type tropical avec un hiver doux d'octobre à mars, un été chaud et humide de mars à juin, et des moussons de juin à octobre. Les catastrophes naturelles, telles que les inondations, les cyclones tropicaux, les tornades, et les raz de marée touchent le pays pratiquement tous les ans. Le phénomène d'inondation est accentué par la déforestation des pentes de l'Himalaya, par la forme en entonnoir du golfe du Bengale, par le relief de plaine du pays, par l'hydrographie du pays (plus de 90 % du pays est occupé par un delta) et par le réchauffement climatique. À cela s'ajoutent les effets de la déforestation, la dégradation des sols et l'érosion.
En 1998 le Bangladesh a vu les pires inondations de l'histoire moderne. Mille personnes sont mortes et 30 millions se sont retrouvées sans abri, 130 000 animaux de bétail sont morts, 50 km² de terre furent détruits et 11 000 km de routes sévèrement endommagées ou complètement détruites. Soixante-six pour cent du pays était sous l'eau. L'inondation fut particulièrement dévastatrice cette année-là à cause des moussons particulièrement intenses et d'un dégel particulièrement abondant dans les Himalayas.

           

* Politique : Le Bangladesh est une démocratie parlementaire ayant l'Islam comme religion d'État. Le Bangladesh est membre du Commonwealth depuis son indépendance. Il a été admis aux Nations unies en 1974. Le Bangladesh est aussi membre de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Toutefois, le gouvernement est une démocratie parlementaire sous loi martiale depuis le 11 janvier 2007, membre du Commonwealth depuis 1972. Le 11 janvier 2007, à la suite de graves violences, un gouvernement par intérim est mis en place pour organiser les élections. Le pays souffre d'une corruption intense, du désordre et de la violence politique. Supprimer la corruption à tous les niveaux de l'état est la priorité du nouveau gouvernement. Ainsi, beaucoup de personnalités politiques, de fonctionnaires et de membres des partis politiques se sont vus arrêter pour corruption. Le gouvernement dit être en train de préparer le terrain pour les élections le 18 décembre 2008.

                   

* Population : Le Bangladesh (plus de 150 millions d’habitants) est le septième pays le plus peuplé au monde et l'un des plus denses. Hormis les très petites villes-État tels que Singapour et le Bahreïn, le Bangladesh est le pays le plus densément peuplé au monde (plus de 1 000 habitants/km²). Dacca, capitale du pays, est la plus grande ville (7 millions d’habitants) ; les autres grandes villes sont Chittagong (4 millions d’habitants), Khulnâ (1,5 million), Rajshahi (730 000), et Barisâl (340 000). Le taux de fertilité est de 3,1 enfants par femme, alors qu'il était de 6,6 dans les années 1970. 98 % des habitants du Bangladesh sont des Bengalis. La population est relativement jeune, avec 60 % de Bangladeshis qui ont moins de 25 ans et seulement 3 % qui sont âgés de 65 ans ou plus. L'espérance de vie est de 62 ans pour les hommes et de 63 ans pour les femmes. Le RNB par habitant en 2006 était de 1770 € (en parité de pouvoir d'achat), comparé à la moyenne mondiale de 78 460 €. Mais le pays a toutefois fait des progrès dans les domaines de l'alphabétisation, de la disparité entre les sexes à l'école, et de la réduction de l'expansion démographique.

                   

* Economie : Le jute fut la base de l'économie du Bangladesh pendant longtemps. Aujourd'hui on cultive énormément de riz, de thé, et de moutarde. Les deux-tiers des Bangladeshi sont agriculteurs, mais plus des trois-quarts des exportations du Bangladesh viennent de l'industrie textile, qui commence à susciter l'intérêt d'investisseurs étrangers dans les années 1980 dû à la main-d'œuvre bon marché et au bas coût de la conversion de devises. L'agriculture, quant à elle, occupe environ 67 % du territoire, le riz étant la culture principale, occupant 75 % des terres agricoles. Parmi les obstacles à la croissance on trouve les cyclones et inondations fréquents, l'inefficacité des entreprises d'État, la mauvaise gestion des installations portuaires, l'augmentation de la main-d'œuvre dépassant le nombre d'emplois, l'usage inefficace des ressources d'énergie (dont le gaz naturel), l'insuffisance de l’alimentation électrique, la lenteur de la mise en œuvre des réformes économiques, les conflits politiques et la corruption. Selon la Banque mondiale, « parmi les obstacles les plus importants à la croissance on trouve la mauvaise gouvernance et la faiblesse des institutions publiques ». Malgré ces obstacles le pays connaît une croissance annuelle moyenne de 5 % depuis 1990. Un contributeur significatif au développement de l'économie est la propagation massive du microcrédit de Muhammad Yunus (qui se vit décerner le prix Nobel de la paix en 2006 pour cette idée).

         

* Religion : Le Bangladesh est le quatrième pays musulman le plus peuplé au monde avec 125 millions de pratiquants, soit 89,7 % de la population. Environ 96 % sont sunnites et un peu plus de 3 %. L'hindouisme est la deuxième religion majeure représentant 9,2 % de la population.

* Traditions : La tradition culinaire du Bangladesh a des liens très forts avec la cuisine de l'Inde et du Moyen Orient. Le riz et le curry sont les ingrédients de base, et les Bangladeshis font des friandises de produits laitiers (parmi les plus connues on trouve les rôshogolla, chômchôm et kalojam).
Le sari est le vêtement le plus commun du pays parmi la population féminine. Le salwar kalmeez est également très répandu, et dans les grandes villes on voit également des femmes vêtues à l'occidentale. Les vêtements occidentaux sont mieux acceptés chez les hommes. Ceux-ci peuvent également porter la kurta et le pajama ensemble, souvent pour des occasions religieuses. Le lungi est lui aussi prisé.
Le cricket et le football sont les sports les plus populaires du pays.

         


ET VOICI LE PROGRAMME DE MON VOYAGE :

Je pars avec Adeo, un organisateur de voyages que je ne connais pas. Nous serons 8 personnes (2 couples, 3 hommes seuls, 1 femme) plus notre accompagnateur Frédéric Soreau. Le logement se fera en chambres doubles.

• Vendredi 28 novembre : Départ de Marseille à 17H09 en TGV, arrivée à Roissy à 21H03 et nuit à l’hôtel.

• Samedi 29 : Envol de Roissy à 11H, escale à Abu Dhabi (de 20H40 à 23H50), puis envol pour Dacca.

• Dimanche 30 : Arrivée à Dacca à 6H20. Matinée de repos. L’après-midi, visite de la capitale bangladeshie : Sadarghat, point de départ des ferries pour le dédale des fleuves du pays (possibilité de promenade en bateau), la mosquée Sitara avec ses mosaïques, le fort Lalbagh, le temple hindou de Dakeswari datant du 12e siècle. Promenade en rickshaw dans la vieille ville. Dans les environs, découverte en bateau d’un village de potiers et du mémorial des martyrs de Savar. Les visites non effectuées ce jour seront effectuées le 11e jour.

• Lundi 1 décembre : Trajet en train ou par la route pour Dinajpur, au nord-ouest du pays.

• Mardi 2 : Excursion dans les environs de Dinajpur avec la visite du très beau temple hindou de Kantanagar (appelé aussi Kantajee), un des plus spectaculaires monuments du pays construit en 1752. Route pour Mahasthangarh et visite de la plus ancienne cité du pays (3e siècle). Découverte des ruines de la citadelle et du petit musée. Continuation pour Bogra.

• Mercredi 3 : Route pour Rajshahi. En chemin, arrêts au monastère bouddhiste de Paharpur (Somapuri Vihara), classé au Patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco, et à Natore pour voir le palais Uttara Gano-Ghaban qui sert de résidence officielle au président et visiter le Rajbari.

• Jeudi 4 : Tôt le matin, découverte des rives du fleuve Padma pour assister au lever de soleil. Puis excursion jusqu’à Gaud, très important site historique situé près de la frontière indienne, avec ses mosquées anciennes d’influence Moghol : Chhota Sona, Darasbari et Khania Dighi. Retour à Rajshahi et découverte du très intéressant musée Varendra, le plus vieux du pays (sous réserve d’ouverture). Excursion à Puthia pour découvrir le palais de la ville, construit en 1895, et les très beaux temples de Govinda, Jagannath et Shiva. Retour à Rajshahi.

• Vendredi 5 : Départ par la route pour Kushtia et visites de la maison du poète Rabindranath Tagore, Prix Nobel de littérature en 1913, et du mausolée de Lalon Shah. Continuation pour Mongla via Khulna. Mongla est une ville construite sur les rives de la rivière du même nom. C’est le point de départ de l’excursion en bateau dans les Sundarbans. Embarquement et navigation. Dîner et nuit à bord.

• Samedi 6 : Découverte en bateau et à pied de la plus vaste région de forêt de mangroves du monde classée au patrimoine mondial par l’Unesco. 10 000 km² de terre et d’eau répartis entre l’Inde et le Bangladesh. Plusieurs espèces, rares ou menacées, vivent dans le parc dont les mystérieux tigres du Bengale, les dauphins, de nombreux oiseaux et quelques crocodiles. Alternance de découverte en bateau et à pied de la très importante richesse de ce lieu. Les paysages sont fantastiques. Petits déjeuner, déjeuner et dîner inclus. Nuit à bord.

• Dimanche 7 : En fin de matinée, retour sur la terre ferme à Mongla. Puis excursion à Bagerhat. Découverte des différents monuments : la très belle mosquée Shait Gumbad, le musée, les mosquées Singar, Zindar Pir et Neuf dômes, le mausolée de Mazhar Khan Jahan Ali. Retour à Mongla sur le bateau. Petits déjeuner, déjeuner et dîner inclus. Nuit à bord.

• Lundi 8 : Embarquement matinal à bord du « Rocket Steamer », emblématique bateau à aubes. Trajet de 24h environ jusqu’à Dacca. Plusieurs arrêts en chemin et, tout au long du parcours, découverte de la vie rurale et fluviale. Les habitants dépendent entièrement des caprices du fleuve. Nuit à bord.

• Mardi 9 : Débarquement à Dacca. Suite des visites non effectuées le 2e jour.

• Mercredi 10, jeudi 11 : Le matin du 12e jour, route pour Srimangal, principal centre de production du thé du pays, située près de la frontière indienne (Tripura). Un jour et demi environ pour visiter les alentours. Découverte des plantations de thé en terrasses, des cultures d’ananas et de citrons, du lac Madhapur. Promenade à pied dans la forêt de Lowacherra avec visite d’un village de la tribu Khastia et de son école (2 à 3h de marche environ). Découverte d’un village Monipuri, où les habitants portent des costumes colorés, et fabriquent de très beaux tissus. Visite possible des plantations en vélo ou baby taxi.

• Vendredi 12 : Longue journée de route pour Chittagong, seconde ville du pays. En chemin, arrêt aux ruines de Mainimati, important centre de la culture bouddhiste du 3e au 13e siècle. Visite du site de Salban Vihara et du musée.

• Samedi 13 : Le matin, découverte de la vieille ville et du musée ethnologique (sous réserve d’ouverture). L’après-midi, route pour le village de Rangamati, situé sur les rives du lac Kaptai. Découverte du temple bouddhiste de Bana Vihara.

• Dimanche 14 : Visite du pont suspendu et du village Chakma de Dewan Para puis croisière en bateau sur le lac Kaptai pour visiter quelques villages. Les paysages sont superbes et les pêcheurs nombreux.

• Lundi 15, mardi 16 : Le matin du 17e jour, route pour Bandarban via Chittagong. Un jour et demi environ pour découvrir les alentours. Les paysages sont très vallonnés et contrastent avec ceux du reste du pays. Excursion au temple bouddhiste de Dhatu Jadi, au lac de Meghla, visite des villages des tribus Marma, Murong et Bawn avec leurs maisons traditionnelles. Promenade sur les marchés. Possibilité de promenade à pied. Excursion en 4x4 à Chimbuk, colline située à 650 m d’altitude. Les paysages et points de vue sont superbes.

• Mercredi 17 : Route vers l’extrême sud du pays jusqu’à la petite ville de Teknaf. La frontière birmane est proche. Ce village du bout du monde est le point de départ des bateaux pour l’île Saint Martin.

• Jeudi 18 : Départ en bateau pour l’île paradisiaque de Saint Martin. Il s’agit de la seule île corallienne du Bangladesh. Découverte de l’île habitée occasionnellement par des pêcheurs. Rencontres et baignade au programme. Déjeuner et dîner inclus.

• Vendredi 19 : Petit déjeuner inclus. Matinée libre pour profiter de la mer. Déjeuner inclus. Retour en bateau à Teknaf et continuation par la route pour Cox’s Bazar. Découverte de l’immense plage jusqu’au coucher du soleil.

• Samedi 20 : Visite de la “station balnéaire” : le temple bouddhiste et le marché aux poissons. Vol de 45 minutes pour Dacca.

• Dimanche 21 : Envol de DACCA à 7H40, escale à Abu Dhabi (de 11H20 à 14H10), puis envol pour Roissy. Arrivée à Roissy à 18H50, puis TGV à 20H26 pour Marseille.